LIRE LES FEMMES PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

HISTORIC MOTOR LEGEND

 

* LES FEMMES PENDANT LA GUERRE

 

 

 

Le 1er septembre 1939, les troupes Allemandes envahissent la Pologne. Le 3 septembre la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l’Allemagne : c’est le début de la Seconde Guerre Mondiale. La France est envahie en seulement quelques semaines, et le gouvernement allemand impose son pouvoir et ses lois nazies sur l’ensemble des pays envahis. Les femmes doivent remplacer les hommes dans les champs, dans les usines, tout en conservant leur statut de mères.

 

Certaines d’entre elles ont le courage de rentrer dans la résistance contre l’occupant, et de s’imposer en tant que membre à part entière. Cela a-t-il permit de faire évoluer le statut de la femme dans la société d’après guerre en France ?

 

Les femmes et la guerre

 

 

Des milliers de femmes françaises et francophones ont beaucoup contribué aux efforts de la patrie en temps de guerre, mais les conflits ont également divisé le mouvement des femmes, en obligeant les femmes à choisir entre leurs intérêts en tant que femmes et les exigences économiques et sociales de leur pays. La seconde guerre mondiale plus encore que la Première, se caractérise par une mobilisation totale des hommes et des ressources. Les populations civiles, en particulier les femmes, participent aussi à l’effort de guerre. Leur rôle pendant la seconde guerre mondiale est déterminant puisqu’elles vont servir de remplaçantes. Leur rôle est tout, sauf politique. Elles vont travailler dans les usines, aux champs, dans les hôpitaux etc. Elles vont aussi être les principales victimes du conflit. Cela s’explique par les bombardements, la sous-alimentation et la maladie, les déportations et massacres répétés. Dans tous les pays, elles ont été sous l’uniforme, mais aussi au front. Elles ont été dans les combats des Maquis et dans la Résistance, forçant souvent l’admiration de leurs adversaires. Et pourtant, les femmes sont les éternelles oubliées de l’histoire des guerres. Les femmes voient leur histoire dissoute dans celle des hommes. C’est déjà vrai en temps de paix, ce l’est encore plus que jamais en temps de guerre où les hommes occupent d’avantage encore le devant de la scène. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les femmes intègrent le marché du travail afin de combler la pénurie de main-d’oeuvre occasionnée par l’enrôlement des hommes dans l’armée.

 

 

 

Les femmes dans la résistance

 

 

 

La résistance féminine est inscrite dans des tâches quotidiennes qui demeurent obscures (porter des journaux, des papiers dans des landaus, lors de leur déplacement à vélo).

 

Londres envoyait des consignes qui interdisaient aux femmes de participer à des missions de parachutage. Quelques femmes occupèrent des fonctions importantes dans les réseaux mais très peu ; l’exemple de Marguerite « Gonet » chef départemental dans le mouvement libération-sud en Isère , un autre exemple Marie Madeleine Fourcade qui est devenue chef du réseau l’Alliance.

 

Les anonymes se comptent par milliers et elles sont surtout agents de liaison, convoient des aviateurs tel dans le réseau Comète fondé par le père Riquet. Elles sont secrétaires, distribuent des journaux mais rarement rédigent des articles. Le 31 mars 1942, des femmes manifestent devant des magasins d’alimentation, quelques unes seront arrêtées. Leurs foyers servent de lieu de réunion ou de refuge. Une femme devient souvent résistante parce que son mari l’est : Suzanne Busson ou Madeleine Barrault présidente de la Cimade (organisme protestant dont la mission était de protéger les persécutés et menacés d’arrestation) ou bien ce sont des femmes actives ayant une forte personnalité. Elles sont moins touchées par le STO, certaines vont s’allonger sur les voies pour empêcher les trains de partir. Sur l’ensemble des résistantes, 40% sont mères au foyer.

 

Les héroïnes, elles, sont très peu nombreuses : les plus médiatiques demeurent Lucie Aubrac ou encore Geneviève de Gaulle , mais restent dans l’ombre la soeur de Jean Cavaillès, la femme de Pierre Brossolette, Gilberte. Leur engagement est plus fondé sur le dévouement. C’est le parti communiste qui va fonder l’association la plus importante « l’union des femmes françaises » et quelques mouvements de résistance vont prévoir une section féminine mais dans le but de faire contre poids à l’union des femmes françaises.

 

L’union des femmes françaises compterait 500000 membres. Elle ne se veut pas exclusivement communiste ; on y trouve des catholiques. Il existe des organismes équivalents en Italie et dans les pays de l’Europe de l’est.

 

L’OCM (l’organisation civile et militaire) est un des rares mouvements de résistance à créer une section féminine dont la présidente sera Marie Hèlène Lefaucheux, la femme du futur directeur des usines Renault , Pierre Lefaucheux.

 

Dans les FLN (les forces de libération nationale) des sections féminines sont constituées et la présidente nommée sera Lucie Aubrac. Ces sections auront une courte vie, elles publieront des journaux, exprimeront des revendications. Lucie Aubrac fondera sa propre revue mais elle sera éphémère.

 

Dans les territoires occupés, les nécessités de la lutte clandestine obligent les femmes, jusqu’alors non-combattantes, à déployer des trésors d’ingéniosité et d’héroïsme pour obtenir des renseignements, assurer la liaison entre groupes combattants, organiser des cachettes et ravitailler toute personne recherchée.

Des groupes de maquisards comptent aussi dans leurs rangs des femmes.

Les nazis punissent avec une égale cruauté ces résistantes. Arrestations, tortures, déportations et exécutions frappent indistinctement les deux sexes.

 

» C’est pendant l’Occupation que les mentalités ont changé, et c’est dans la Résistance que les femmes ont gagné le droit de voter et d’être élues. Elles avaient montré leur courage, pris des risques fous, reçu les clandestins, assuré la transmission des messages…Il était impossible de leur dénier encore le droit de vote. Ce n’est pas de Gaulle qui leur a donné. Ce sont les femmes qui l’ont glorieusement gagné. » (Propos recueillis par Annick Cojean, Le Monde, vendredi 9 mars 2001.

 

Je vous recommande vivement de suivre le lien:

 

http://femmesdanslaresistance.unblog.fr/